L'hiver encore loin si près que
Je reçois déjà sa gifle glaçante
Tout ce qui m'éloigne de l'hiver
Toutes les nostalgies que je peux saisir au vent
En rafale, les humer et pleurer
Pour réchauffer mes joues et me refroidir le coeur
La nostalgie d'un pays, de ma mère, oui ma mère,
Loin des livres, leurs pages sont froides
Loin des images, elles sont des mensonges
Loin du tout, la solitude, elle me hait, la solitude
C'est pour cela que comme tout un chacun
Plus avidement même peut être, elle m'embrasse
Une seconde, c'est le néant à son début.
Jeudi 16 octobre 2008
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Par Soredamor
L'eau sur ta peau Ilyria,
Tu les connais les fontaines, toi qui erre auprès des sources, tu les connais intarissables et claires... Comme leur eau, ta peau glisse et file, insaisissable. Tant que tu ne commettras pas
l'irréparable, tu pourras rejoindre notre monde, ton monde et cette peau, incarnate, immaculée, cette peau que rien ne déchire et rien ne marque contre ta volonté, ce sera ton parchemin de
passage.
Ilyria tu es parfaite. Regarde le monde. Tes yeux le révèle.
Des yeux si étranges, on eut dit qu'ils n'étaient faits pas pour voir. Crayeux, nervurés, comme des boules de cendre en suspension. Parfois en leur centre, une lueur incandescente, c'est qu'il y a
encore du feu, une brindille, une étincelle, recule, prends garde !
Son coeur si dur, frappez le comme vous frappez vos pierres sacrées, frappez le si bien, il est des pierres qui pleurent, ils est des pierres qui se fendent et d'autres qui restent dures et séches
comme elles doivent.
Tu a cette écharpe d'étoile sur ton front, tu es fière, bien sise. Tu cours, ton voile céladon file derrière toi et prolonge ta course.
Tu les connais les fontaines du temps. Au moment où elles te lavent, elle te coulent. Comme leur eau, ta peau se glisse et file, insaisissable.
Lumière trop vive Tempère tes rayons
Prends le temps de t'épandre Délaye et délasse la matière Elle se roule et s'étale comme tu l'aimes la sourde muette figée hurlant sa pleine violence à la surface
humaine
Jeudi 25 septembre 2008
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Par Soredamor
Un soir
Nous effacerons les lignes
Nous dirons «sans rancune»
..................................«bonheur».
Coupe moi les racines
Aspire moi la sève.................................
Ce n'est pas la lumière qui manque
C'est juste qu'il me faut m'habituer
C'est comme ça que je t'aime Sans airs avec ton coeur qui n'attend plus rien et tout ce temps que tu as
Mardi 20 mai 2008
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Par Soredamor
Un champ de bleuets
Sur les toits de Paris
Paris sous toi, Iris
D'azur et de givre et de charrues
Sang de méduse, belladone et musc
Cendres embruns de l'aube
Amour, méduse, amour,
Tu fus pâle et c'était assez
Amour, mon doux, amour
De vivre
Ta morsure a étalé
En copeaux
De cristal
L'ichor des cieux
De l'ombre, vous voir
Dans le gel, vous voir
Dans la nuit,
Exsangues
Anges ! Anges !
Guérir l'amour exsangue
Myosotis !
Dis, veux tu ?
Samedi 19 avril 2008
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Par Soredamor
Suspendu à un temps mort
Ombre parmi les insolents
Tu souhaites te dissoudre
Tu as la lune dans ta tasse
Et les heures t'en brûlent
De le taire, ce gros oeuf blanc qui se coule dans la terre
***
Je te conterai l'insouciance
Des voisins quand ils se quittent
Et la chaleur de leur retrouvaille
Juste avant de découvrir
Que plus rien ne les lie
Je te conterai néophite
Les amitiés de femmes du monde
Autour de tasses pleines
Petites, rondes, colorées ou toutes blanches
Je te conterai la Syrie, La Palestine et le Maroc
Et leur rire et leur beauté et leur musique
Pour peu qu'il m'en souvienne
Je te conterai la fraîcheur de l'antichambre
La tiédeur des salons vides
Le parfum d'abondance
Le caprice de celle à qui il reste une minute pour être belle
***
Suspendu à un temps mort
Mardi 18 mars 2008
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Par Soredamor
Il me semble que tu m'ouvres et que tu coules en moi
toi qui subit les sentiers du retour
reçois la bénédiction de l'eau et ris !
ris de ce qui se perd en toi
ris de ce qui n'a plus d'exitence
glisse entre les chaînes
De l'amour étouffé, des joies irréelles,
De cet instant où ta nudité devint si miraculeuse
C'est ainsi avec un rire amer, seul finalement,
je retourne à ma terre
Que me mangent les vers
Goûter aux rêves qu'ont nourris les hommes
Savourer l'esquisse souriante du temps
Je retourne à ma terre, ô durable silence
Vendredi 1 février 2008
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Par Soredamor