Extraits


Hello I love you, won't you tell me your name...










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Jeudi 25 septembre 2008
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Dimanche 21 septembre 2008
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Par Soredamor - Ecrire un commentaire
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J'ai retranscrit les paroles en français de façon approximative. Les autres comprendrons (puisque moi qui parle arabe mais ne pratique pas depuis longtemps, j'ai compris)

La vague bleue dans tes yeux

M'attire vers les tréfonds

Et je n'ai aucune expérience

De l'amour et aucun rôle

[x 3]


JE RESPIRE SOUS L'EAU

Et je me noie, me noie, me noie, me noie

Je me noie....


La vague bleue dans tes yeux

M'attire vers les tréfonds

Et je n'ai aucune expérience

De l'amour et aucun rôle


JE RESPIRE SOUS L'EAU

Et je me noie, me noie, me noie, me noie

Je me noie

Je me noie

Je me noie


Tout le passé et tout le présent,

Oh existence des tréfonds


Entends tu ma voix

Remontant du fond de la mer ?


Tout le passé et tout le présent,

Oh existence des tréfonds


Entends tu ma voix

Remontant du fond de la mer ?



Si tu es fort, sors moi de cet ocean

Car moi, je ne sais même pas nager


Si j'avais su que l'amour serait aussi dangereux, je n'aurais pas aimé

Si j'avais su que la mer serait aussi profonde, je n'y serais pas entré,

Si j'avais su quelle serait ma fin, je n'aurais pas commencé...


Je n'aurais pas commencé...


Lundi 19 mai 2008
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Par Soredamor - Ecrire un commentaire

« Innombrables sont nos voies, et nos demeures incertaines. Tel s’abreuve au divin dont la lèvre est d’argile. Vous, laveuses des morts dans les eaux-mères du matin – et c’est la terre encore aux ronces de la guerre – lavez aussi la face des vivants ; lavez, ô Pluies ! la face triste des violents, la face douce des violents… car leurs voies sont étroites, et leurs demeures incertaines.


« Lavez, ô Pluies ! un lieu de pierre pour les forts. Aux grandes tables s’assiéront, sous l’auvent de leur force, ceux que n’a point grisés le vin des hommes, ceux que n’a point souillés le goût des larmes ni du songe, ceux-là qui n’ont point cure de leur nom dans les trompettes d’os…aux grandes tables s’assiéront, sous l’auvent de leur force, en lieu de pierre pour les forts.


« Lavez le doute et la prudence au pas de l’action, lavez le doute et la décence au champ de la vision.Lavez, ô Pluies ! la taie sur l’oeil de l’homme de bien, sur l’oeil de l’homme bien-pensant ; lavez la taie sur l’oeil de l’homme de bon goût, sur l’oeil de l’homme de bon ton ; la taie de l’homme de mérite, la taie de l’homme de talent ; lavez l’écaille sur l’oeil du Maître et du Mécène, sur l’oeil du Juste et du Notable… sur l’oeil des hommes qualifi és pour la prudence et la décence.


« Lavez, lavez la bienveillance au coeur des grands Intercesseurs, la bienséance au front des grands Éducateurs, et la souillure du langage sur les lèvres publiques. Lavez, ô Pluies, la main du Juge et du Prévôt, la main de l’accoucheuse et de l’ensevelisseuse, les mains léchées d’infirmes et d’aveugles, et la main basse, au front des hommes, qui rêve encore de rênes et du fouet…avec l’assentiment des grands Intercesseurs, des grands Éducateurs.


« Lavez, lavez l’histoire des peuples aux hautes tables de mémoire : les grandes annales officielles, les grandes chroniques du Clergé et les bulletins académiques. Lavez les bulles et les chartes, et les Cahiers du Tiers État ; les Covenants, les Pactes d’alliance et les grands actes fédératifs ; lavez, lavez, ô Pluies ! tous les vélins et tous les parchemins, couleur de murs d’asiles et de léproseries, couleur d’ivoire fossile et de vieilles dents de mules… Lavez, lavez, ô Pluies ! les hautes tables de mémoire.


« Ô Pluies ! lavez au coeur de l’homme les plus beaux dits de l’homme : les plus belles sentences, les plus belles séquences ; les phrases les mieux faites, les pages les mieux nées. Lavez, lavez, au coeur des hommes, leur goût de cantilènes, d’élégies ; leur goût de villanelles et de rondeaux ; leurs grands bonheurs d’expression ; lavez le sel de l’atticisme et le miel de l’euphuisme, lavez, lavez la literie du songe et la litière du savoir : au coeur de l’homme sans refus, au coeur de l’homme sans dégoût, lavez, lavez, ô Pluies ! les plus beaux dons de l’homme… au coeur des hommes les mieux doués pour les grandes oeuvres de raison. »


« Pluies VII », Exils, édition Gallimard, p180

 

Cet extrait du poème Pluie est le premier à m'avoir touchée quand j'ai feuilleté le recueil.  J'adore cette invocation d'une pluie apaisante et regénératrice. Le poeme murmure en lui même une littanie qui tombe comme des cordes sur les plaies du siècle.

 


Mardi 29 avril 2008
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Par Soredamor - Ecrire un commentaire

   Cet apres midi, avec mon copain, on s'est pris à rêver de ce qu'on ferait s'il n'y avait pas des barrières, si on étaient complétement libre. Et là, laissant cours à mes envies, j'ai ressenti l'enfermement, le manque des grands espaces et ce simple besoin au propre comme au figuré de lever les voiles, larguer les amarres.  Ca m'a rappelé le passage de Moby dick qui m'a fait ressentir la nécessité de lire le livre la première fois.


Appelons-moi Ismahel.
Il y a quelque temps – le nombre exact des années n'a aucune importance – n'ayant que peu ou point d'argent en poche, et rien qui me retînt spécialement à terre, l'idée me vint et l'envie me prit de naviguer quelque peu et de m'en aller visitant les étendues marines de ce monde. C'est un remède à moi; c'est une manière que j'ai de me sortir du noir et de redonner du tonus à la circulation de mon sang. Oui, chaque fois que je me sens la lèvre amère et dure; chaque fois qu'il bruine et vente dans mon âme et qu'il y fait un novembre glacial; chaque fois que, sans préméditation aucune, je me trouve planté devant la vitrine des marchands de cercueils ou emboîtant le pas aux funèbres convois que je rencontre ; et surtout, oui, surtout, chaque fois que je sens en moi les mauvaises humeurs l'emporter à ce point qu'il me faille le puissant secours des principes moraux pour me retenir d'aller courir les rues à seule fin de jeter bas, fort méthodiquement, le chapeau des gens –, alors, oui, je considère qu'il est grand temps pour moi de filer en mer au plus vite. C'est ce qui me tient lieu de pistolet et de plomb. Caton se jette sur son glaive, non sans emphase et sans grandiloquence philosophiques; je gagne moi, bien plus discrètement, le bord de quelque voilier. Et il n'y a rien là qui soit fait pour surprendre: tous les hommes, ou presque, à un moment ou à un autre de leur existence, nourrissent ou ont nourri, à un degré quelconque, des sentiments fort voisins des miens à l'égard de la mer...


Moby dick, traduction d'Amel Guerne, p-1, édition Phébus 2005
Lundi 18 février 2008
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Par Soredamor - Ecrire un commentaire


 Je suis peut être enfoui au sein des montagnes
solitaire comme une veine de métal pur ;
je suis perdu dans un abime illimité,
dans une nuit profonde et sans horizon,
tout vient à moi, m'enserre et se fait pierre.

Je ne sais pas encore souffir comme il faudrait,
et cette grande nuit me fait peur;
mais si c'est là ta nuit, qu'elle me soit pesante, qu'elle m'écrase,
que toute ta main soit sur moi, 
et que je me perde en toi dans un cri. 

Toi, mont, seul immuable dans le chaos des montagnes,
pente sans refuge, sommet sans nom,
neige éternelle qui fait palir les étoiles,
toi qui portes à tes flancs de grandes vallées 
où l'ame de la terre s'exhale en odeur de fleurs.

Me suis-je enfin perdu en toi,
uni au basalte comme un métal inconnu ?

Plein de vénération, je me confonds à ta roche,
et partout je me heurte à ta dureté. 

Ou bien est-ce l'angoisse qui m'étreint,
l'angoisse profonde des trop grandes villes,
où tu m'as enfoncé jusqu'au cou ?

Ah si seulement un homme pouvait dire
toute leur insanité et toute leur horreur,
aussitôt tu te lèverais, première tempête du monde, 
et les chasserais devant toi comme de la poussière...

Mais si tu veux que ce soit moi qui parle,
je ne le pourrais pas car je ne comprends rien ;
et ma bouche comme une blessure, ne demande qu'à se fermer,

et mes mains sont collées à mes côtés comme des chiens

qui restent sourds à tout appel.

Et pourtant, une fois, tu me feras parler.


Que je sois le veilleur de tous tes horizons...
Permets à mon regard plus hardi et plus vaste
d'embrasser soudain l'étendue des mers.
Fais que je suive la marche des fleuves
afin qu'au delà des rumeurs de leurs rives
j'entende monter la voix silencieuse de la nuit .

Conduis moi dans tes plaines battues de tous les vents
où d'âpres monastères ensevelissent entre leurs murs, 
comme dans un linceul, des vies qui n'ont pas vécu...


 Le livre de la pauvreté et de la mort
, éd actes sud (tout petit livre de quelques pages), traduction d'Arthur Adamov, extrait du début .

Rainer Maria Rilke












Mercredi 23 janvier 2008
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Par Soredamor - Ecrire un commentaire

Le mot-clé gagnant

A celui qui a attéri ici en tapant ça :
institutrice en string rose

Bravo ! (et oust passe ton chemin lol)

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