J'en ai marre du cycle. Revenir, retourner à la case départ où préparer mon plat de pates quotidien me demande beaucoup d'effort, ca suffit !  Cette année comme tous les ans, je n'ai aucune résolution à partager. Ca ne veut pas dire qu'il n'y a pas un tas de choses que je veux changer. Surtout mes attentes en fait. Alors je ne vais pas rajouter à ma liste encore plus d'occasions d'être frustrée, je vais plutot essayer de me faire à certaines réalités.

  D'abord, il va me falloir renoncer à certains privilèges comme l'a déjà fait  la majorité des mortels :
- Les 12 heures de sommeil par nuit
- Les repas excellents tous préparés ( "à table !" ca fait du bien d'entendre ça lol)
- Les 600 m2 d'espace vital
- l'écran lcd gigantesque
- pas le moindre petit exercice physique
- la pile de dvd piraté ( plus d'une centaine mmm)

et surement j'en passe, adieu paradis perdu...( a long terme, je vous rassure, je ne choisirais pas une vie comme ça, jamais).

  Il va falloir trouver des compensation là où il y en a :
- Ne rien acheter parce que les espaces de consommation me filent la gerbe
- Réapprendre à sortir sans avoir de destination précise juste pour respirer
- Méditer
- Ne pas rester inactif. Chercher du boulot pour les périodes creuses
- Ne plus avoir envie de manger pour oublier qu'on s'ennuie
- Nager malgré les regards des sales vicelards de la piscine mixte

   J'ai un problème de concentration. Je commence beaucoup de chose et je me disperse. D'où cette constatation qui n'a rien de général et qui ne s'applique qu'à mon cas : mieux vaut poursuivre une activité déjà entamée que quelque chose de nouveau. Donc cqfd, avant d'aller butiner de nouveaux livres et de nouvelles activités, penser aux cimetières des bonnes intentions. 

  Contraintes de transport oblige, je rentre deux jours après la rentrée  pour un condensé de tout ce qu'on a raté. Oui, ça va, j'ai lu pendant ces vacances mais des livres qui n'ont aucun rapport avec le cours. Je n'aime pas les contes. Le style est trop concis pour qu'on puisse rentrer dedans et se représenter autre chose que des stéréotypes. En littérature plus que dans n'importe quelle autre branche, c'est déjà plus facile de faire avec quelque chose qu'on n'aime pas trop. Alors je me console... ca va au fond, tout ira bien comme ca finit toujours par s'en aller et s'oublier.

  J'ai failli oublier quelques résolutions bien conventionnelles :
Appeler le plombier pour les chiottes, appeler l'electricien pour la moitié qui marche plus depuis deux mois; poster enfin la lettre avec le cheque imagine r, poster enfin la lettre pour régulariser ma situation d'étrangère ... (soupir de nana irresponsable....)


Samedi 5 janvier 2008
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Par Soredamor - Ecrire un commentaire

   Situation initiale : Une fête familiale à effectifs réduits

   La journée en question se passait dans la trop grande maison de ma grand mere. J'ai déposé mes affaires dans la chambre de la cousine N. qui habite dans cette maison avec sa mere en temps normal et  chez son pere pour les fetes. Autre personne dans le meme ennui que moi : la cousine K. agée de 14 ans légèrement muette .  Grande attraction de la journée : l'ordinateur tout neuf rutilant de la cousine absente et sa chambre toute mignone chauffée et décorée à son goût.  Cette chambre en gros était le seul ilot de chaleur dans la grande maison.

  Element perturbateur :
 
  Il commence toutes phrases par "Dieu a dit" et nous gratifie d'interminables sermonts moralisateurs à table. Le sérieux et la sévérité de son attitude contrastent singulièrement avec son age et sa situation : il a la trentaine et vit encore avec sa mere. Il a raté beaucoup de choses dans sa vie : les études, l'indépendance, un mariage qui a duré une semaine. La religion, c'est un peu son cours de rattrapage pour devenir quelqun de bien mais là encore c'est raté. Il vient de se fiancer avec un fille qu'il a aperçu dans la rue et qu'il a trouvé jolie. Seule hic, elle fait encore ses études dans un pays de l'est (un truc genre roumanie). Il vient de découvrir le CHAT et a acheté toute la panoplie caméra micro pour l'installer sur l'ordi tout neuf de N. (oui, pas le sien parce qu'il est trop radin pour investir dans un ordi et pas assez pour acheter une voiture de luxe inutile). Le problème, c'est que malgré les airs de sagesse qu'il se donne, c'est un baboin idiot  incapable d'installer lui même le logiciel de la caméra et d'en faire les réglages.

  L'action :

  K. et moi regardons un film nunuche sur l'ordi de N. : Nanny Diary.   IL ouvre la porte brutalement  et nous demande courtoisement de lui laisser la piece " Moi vouloir installer caméra, vous sortir, ca va prendre 10 min".  Il a ramené un ami sencé s'y connaitre en informatique pour ça. Sauf que l'ami en question n'y connait rien et n'a qu'une seule solution à la bouche à tous les problemes informatiques : "il faut formater". Donc ils l'installent cette foutue cam mais oublient d'en faire les réglages. Du coup, l'écran reste noir. Il va acheter une seconde caméra et revient dans l'espoir que celle ci va fonctionner. Je leur donne un coup de pouce en indiquant où faire les réglages dans l'espoir de mettre fin à cette histoire. Et vous savez quoi ? MIRACLE DIEU L'A VOULU, ca marche !

Nouveau probleme : puisque c'est une question de reglages,  faire fonctionner la première aussi et se faire rembourser la 2eme (qui coute 10 euros). Redémarrage de l'ordi. Les deux zozos n'ont pas la patience d'attendre que ça démarre tranquillement, leur empressement bloque l'ordi. La solution du connaisseur : Il faut tout formater. La solution du baboin : il faut le taper. Oui, oui, c'est bien ça. La nouvelle technologie, ca se corrige. Il nous en fait alors la démonstration : il se lève tout fier et arache le cable électrique qui alimente l'ordi. Ecran noir. Realimentation. Redémarrage. Réalimentation. arrachage de cable sans même attendre la fin du démarrage juste pour le plaisir.

La timide petite K. qui en général ne parle jamais se risque à glisser un minuscule : "c'est pas sympa d'abimer l'ordi de N., elle était toute contente de l'avoir".  C'est alors qu'il déverse sur cette jeune fille de 14 ans toute la frustration de la cam non installée. Il enserre de ses deux pattes le cou de K. en lui hurlant au visage :  "MOI PAS TON FRERE, MOI PAS TON AGE". De peur, la petite K. verse quelques gouttes de pipi dans sa culotte. Pourtant, c'est une grande fille mais il y a des situations comme celle là qui réduisent les grandes filles à rien.


  Dénouement :

Il vécut heureux et eut beaucoup d'enfants.

L'ordinateur a sauté. La petite K. a pleuré. Solution des grandes personnes : chut, surtout tais toi et arrête de pleurer sinon tu vas provoquer un scandale.



Samedi 5 janvier 2008
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Par Soredamor - Ecrire un commentaire

Parmi ces petites pensées vénéneuses qui se distillent de temps en temps et qui servent à rien.

  Je n’ai pas envie de retourner à Paris. J’ai envie de refermer cette partie de ma vie comme un bouquin qui ne me plaît pas, de laisser tomber le bon comme le mauvais. L’appart, le chat, le copain, les études. Je ne vous dirais pas ce qui est bon et ce qui est mauvais. Les impressions s'entremêlent pour une sensation générale d'aigre acide doux.

November
  J'avais commencé mon semestre en trombe avec pleins de résolutions studieuses que j'ai tenu. Du grec, du latin, un double parcours. C'était complet.Je passai mes journées entre les cours et la bibliothèque et les we en mode chips, sugar, calin et movie. Puis mon appartement s'est détaché comme un bout de banquise dans la mer glacée. C'est devenu un vide lourd, pesant, angoissé. La fac a fermé et je n'avais pas de position à prendre à ce sujet (j'ai pas laissé le maroc pour venir faire des revendications en france). Je me suis rendue compte que je n'avais pas d'ami et que je ne savais même pas où en trouver. J'ai arrêté de sortir de chez moi pendant une semaine puis quinze jours et tout m'ennuyait même la lecture. Quand je prenais un bouquin je n'arrivais pas à tenir plus d'une page. Même les films me faisaient chier. J'en étais réduite à des subsituts, tout était devenu substitut à la présence humaine qui manque. J'oubliais, il y avait quand même mon chat , ma petite peste non négligeable n'est pas un substitut quoiqu'en disent certains.

December
  C'est en général une période d'hibernation. Je m'enlise sous trois couches de couettes et bois du thé en continu. Le plus dur est derrière. Le plus dur, ce sont les vapeurs du mois de novembre. Novembre, c'est mon mois hormonal, celui où je fais ma petite crise existenciel. 

Fin December

  Plus de place que pour le léger et le doux. C'est un immense fuck off à ma petite crise existencielle. J'ai l'impression d'être sur une autre galaxie. Mon cerveau est en quarentaine. Rien de mieux que cette époque de l'année pour apprécier les romances à la con. Hier, j'ai vu le mythique Quand Harry renconytre Sally. Sympa les répliques cyniques de Harry. Sally la godiche, j'en suis moins fan.
Dixit Harry (a peu près) : chaque année, j'essaie de tenir le coup de Thanksgiving jusqu'au nouvel an. Moi aussi Harry, moi aussi.




  



 

 


 
Vendredi 4 janvier 2008
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Par Soredamor - Ecrire un commentaire

  La différence est à peine perceptible. La ville lumière a eu très peu d'impact sur moi. L'incompatibilité entre cette ville et moi est presque exemplaire. Les musées, les expositions, les cafés, dehors, tout le dehors des voitures aux grands immeubles en béton  me donne envie d'aller m'enfermer chez moi. Ce que je fais la plupart du temps. De plus, ce chez moi est une petite bulle dans laquelle je ne me risquerai pas à introduire n'importe qui. Ce n'est pas que je sois très select mais je sais comment je fonctionne, une fois que la porte est ouverte, j'ai du mal à la fermer . Il y a très peu de chose et de gens auxquels je tiens. Même si c'est à peine perceptible, je viens d'ailleurs et le lien qui me lie au Maroc demeure très fort. A partir de quatre mois environ , je commence à me sentir comme un poisson hors de l'eau, tout m'agace, j'ai besoin de revenir.

  Dès la première bouffée d'air, la petite douleur s'atténue et je me dit que je suis chez moi. Chez moi, il n'y a pas besoin d'espaces verts pour percevoir un peu de nature dans la ville. Pour l'instant. Evidemment, tout s'urbanise et se tranforme. Ma petite maison est à présent plantée comme un champignon au milieu d'un champs d'immeubles.

  Un peu plus tard, apres le début du confort qui grise les sens, je ressens autre chose, de l'inspiration. C'est comme si la source était ici. La source de ce que je suis, des réactions et des automatismes que j'ai du mal à comprendre. Je me rends compte que j'ai besoin d'une famille, que les veillées familiales m'ont terriblement manquées. Malheureusement ça tombe avec la fête du mouton que je rejette totalement.  Je n'ai pas le choix de toutes façons, ce n'est pas le genre d'occasion qui vous laisse le choix. C'est une espece d'envie générale hystérique de voir et de bouffer un mouton tout entier. Alors j'entre dans la grande mer de la parentèle comme on va en visite dans un hopital psychatrique ou dans une tribu anthropophage.A chaque moment, je me dis que je pourrais aller m'enfermer dans l'une des pièces du grand manoir familial et chercher des perles dans les livres. Mais je suis assomée par le babillage incessant, des ragots et des considérations sur ces gens si différents de nous (sacrilège !).  Je m'abreuve comme une plante assoiffée d'incohérence humaine. Le plus important, j'ai fait connaissance avec cette partie génétique qui me tire vers le bas. J'ai reconnu mes propres vices amplifiés et je vois tout à fait (non sans horreur) quelle direction je vais prendre si je me laisse aller. 
Musique : Dead can dance- Toward the within ( "don't let them make you and break you....")
Plat du moment : libanais miam
Boisson : Littres de thé à la menthe gloup
et surtout : Beaucoup de gateaux genre royal chocolat seul petit plaisir des fêtes
Mercredi 2 janvier 2008
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Par Soredamor - Ecrire un commentaire

Je DETESTE :


- Qu'on viennent me dire que mes affirmations sont fausses pour les corriger avec d'autres encore plus erronées (des cracs pour des cracs, l'air hautain et pédant en plus dans le second cas)

- Les portables, les télévisions, les voitures, les fringues, les jouets et toutes ces brillantes inventions destinées à nous divertir de nos divertissements.

- Les périodes de noel, de fêtes de fin d'année etc Tous ces instants de vacuité écrasante et étouffante qui ne font que confirmer nos angoisses.

- Les rencontres inopinées avec des fantomes du passé et le fameux : "Oh tu n'as pas changé !" suivi de débats très interressants sur quel sera notre avenir de princesse, à quoi ressemblera le prince charmant.( attendez voir mes jolies, comme ces  males  domesticables sont fades et prosaiques) et combien d'enfants on aura.

- Qu'on ait pas le droit de picoler chez les mueslims meme quand on se fait trop chier

- "Oh j'en peux plus je suis harcelée par des recruteurs" dixit l'ex meilleure amie chez les fous de l'égo mercantile

Bon je m'arrête là, j'ai un quart d'heure pour faire ma valise et à sentir mon crane marteler, je crois que ca va prendre moins de temps.



   
Mercredi 19 décembre 2007
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Par Soredamor - Ecrire un commentaire





- elle ?

- oh elle...de plus en plus cinglée. Angoissée et exigeante. Trop exigeante, comme si elle avait des droits. C'est Madame la reine.

- Et lui ?

- Calme, détaché. Patient. Tellement complaisant en fait qu'il en devient énervant. Toujours pret à écouter, à comprendre, même quand les autres ont tord. Peuh ! Comme si le fait d'avoir une raison de faire quelque chose pouvait donner raison !

- Au moins, ça tient comme ça. Aucun autre n'aurait pu la supporter.

- Tu parles. Ca la rend encore plus malade. Ca lui donne envie de pousser plus loin, de chercher des limites.

- Et elle en trouve ?

- Oui, évidemment. Elle est forte pour ça et elle s'entraîne. Et puis, même lui, même s'il est fait d'un bois solide, il a aussi ses limites.    

Vendredi 14 décembre 2007
- Publié dans : Des gens, des visages - Voir les commentaires
Par Soredamor - Ecrire un commentaire

  Loin du soucis petit, très loin sur une charmante esquisse qui m'emporterait moi aussi vers des pays magiques.
 
 J'aime les arbres aux racines à l'envers qui plongent dans le ciel comme de l'encre sombre dans l'eau. Ce sont les arbres de l'hiver, de maintenant. J'aimerais sortir pour leur rentre visite à un à un et je me dis que c'est une curieuse chose que d'avoir rendez vous avec les pauvres arbres de la ville.

  La pluie continue de mumurer sans que je l'entende. Je sors mon parapluie, marche dans une flaque d'eau mais c'est dans la chaleur de ma chambre qu'elle me berce.

  Surtout, il y a ce monde plein de livres qui donne envie d'y fourer son nez et de frotter sa joue contre la page. Il y a ce monde des gens qui savent que les livres sont des foyers de chaleur. Il y ce livre avec des mots très simples. Ils sont simples parce qu'ils sont justes, qu'ils sont à leur place et qu'ils n'ont pas besoin de faire semblant.

  Lecture du moment :
- Harry Potter et la chambre des secrets  (Oui je suis devenue une adepte)
- Coeur d'encre ( doucement, tout doucement, ça m'attire, me touche, me séduit, m'enchante et je me laisse porter...)

  Ah ça ! les best sellers des adultes sont souvent craignos mais je découvre que même avec trois tonnes de marketing, les enfants ont meilleur goût....



Mercredi 12 décembre 2007
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Par Soredamor - Ecrire un commentaire


J'ai découvert  ces paroles par hasard à travers le pseudo d'un de mes contacts msn, un ghost de la fac  :


Im your only friend
Im not your only friend
But Im a little glowing friend
But really Im not actually your friend
But I am




   Ca vient d'une chanson assez insupportable Birdhouse in your soul. En théorie, juste à lire ça, on pourrait en dire que ça n'a pas de sens. Mais si, ça en a. Pour moi c'est un sentiment, celui de n'être relié à rien, à personne sauf quelques ghosts qui apparaissent et disparaissent à des moments précis. 
Jeudi 22 novembre 2007
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Par Soredamor - Ecrire un commentaire


Juive marocaine racontant sa vie. Un passage que j'ai trouvé interessant :


"Au début, le stewart m'a placée à côté de l'issue de secours. Quand je m'en suis rendue compte, j'ai voulu changer de place. Il a essayé de me rassurer et de me convaincre de la garder en m'expliquant qu'être à côté de l'issue de secours, c'est bien, parce que s'il arrive quelque chose, on peut ouvrir la porte et sortir en premier. Mais moi, rien qu'en voyant l'issue de secours, j'ai trop peur et je sais bien que s'il arrive quelque chose, je serais incapable d'ouvrir la porte. Déjà même le gilet, je ne saurais pas, je ne regarde jamais les gestes bizarres qu'ils font là...

Enfin bon, j'ai voulu changer de place alors il m'en a montré une à côté d'une fille qui était voilée et il a cru un instant que je n'allais pas vouloir m'asseoir à côté parce qu'elle était voilée. Tu parles !

J'ai pris cette place, mais la pauvre fille, elle pleurait. Comme il distribuaient les plateaux repas, elle a demandé à l'hotesse si la viande était hallal. L'hotesse ne savait pas. Bon moi j'avais de très bons sandwichs cachers dans mon sac, je lui ai dit de laisser tomber le repas de l'avion -vu que c'était le genre d'avion où il faut payer le repas- et je lui ai donné un sandwich.

Ensuite je lui ai demandé :« pourquoi tu pleures?» Elle m'a répondu : « ma soeur a un cancer du sein ». Quand j'ai entendu ça, je ne te décris même pas ce que j'ai ressenti. Je suis devenue blême. J'ai regretté d'avoir pris cette place. Je lui ai dit : « moi aussi j'ai un cancer du sein ». Alors elle a ajouté : « et ma mère vient de mourir ». C'était incroyable pour une coincidence.

Je me suis exclamée : « moi aussi ma mère vient de mourir ! ». Alors on a discuté de nos expériences respectives, elle m'a raconté ce qu'elle faisait dans la vie et moi, je lui ai raconté tout ce qui m'était arrivé. Et là, alors qu'elle pleurait, elle s'est mise à sourire et elle m'a félicité : : «Je ne m'y attendais pas. Vraiment, tu as l'air d'être forte et de tenir le coup. Je ne m'attendai pas du tout à quelq'un d'aussi sympathique. Quand je t'ai vu, élégante, propre sur toi, tu m'as paru hautaine et il m'a même semblé que tu étais juive !» 
 
"

Mardi 20 novembre 2007
- Publié dans : Des gens, des visages - Voir les commentaires
Par Soredamor - Ecrire un commentaire
  Elles ont passé leur vingtaine mythique ensemble  au Maroc. Elles n'avaient pas un rond,  faisaient elles même leurs vêtements chics  et  vadrouillaient ensemble au quatre coin de la ville de casablanca sur un scooter.  Elles étaient fines, sveltes. L'une avait de longs cheveux noirs  et était championne  nationale de volley ball. Quand à l'autre, elle avait de très  beaux yeux  clairs et beaucoup de prétendants.

   Ce temps là est définitivement révolu. L'insouciance de la jeunesse a laissé place à l'angoisse du confort et aux soucis de la ménagère.







  
Mardi 20 novembre 2007
- Publié dans : Des gens, des visages - Voir les commentaires
Par Soredamor - Ecrire un commentaire

Le mot-clé gagnant

A celui qui a attéri ici en tapant ça :
institutrice en string rose

Bravo ! (et oust passe ton chemin lol)

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